Cotonou, Bénin
Elles sont venues nombreuses, curieuses, engagées. Le temps d’une rencontre, elles ont pris part à la toute première édition de Bénin Women, un rendez-vous d’échanges et de formation porté par le Mouvement des Femmes de Paix d’Afrique (MFPA). Et à l’heure du bilan, un mot revient avec force : gratitude.

Lancer un événement, c’est prendre un pari. Celui de rassembler, de convaincre, de créer un espace où la parole circule librement et où chacune repart avec quelque chose de plus qu’elle n’en avait en arrivant. Pour cette première édition de Bénin Women, le pari est réussi.
Le MFPA tient d’ailleurs à exprimer sa profonde gratitude à toutes les participantes qui ont répondu présentes à cette rencontre d’échanges et de formation. Une reconnaissance qui n’a rien de protocolaire : elle traduit la conviction que rien de ce qui s’est passé n’aurait été possible sans l’engagement de chacune.





Échanger pour mieux avancer
Bénin Women n’était pas conçu comme une simple prise de parole descendante. C’était avant tout un espace d’échange, un lieu où l’expérience des unes nourrit la réflexion des autres, et où la formation devient un outil concret d’émancipation et d’action.
C’est précisément dans cet esprit que le MFPA inscrit son action depuis sa création : donner aux femmes africaines les moyens de peser, de s’exprimer, de se former et de porter, ensemble, une voix qui compte, que ce soit dans la vie économique, sociale ou politique de leur pays.














Un premier pas vers d’autres rendez-vous
Une première édition porte toujours en elle la promesse de celles qui suivront. En clôturant cette rencontre, le MFPA n’a pas seulement remercié ses participantes : il a posé la première pierre d’un rendez-vous appelé à grandir, à se renouveler et à réunir chaque année un peu plus de femmes autour de cette même ambition, faire de la formation et de l’échange des leviers concrets d’autonomisation.
À toutes celles qui ont fait de cette première édition une réussite : merci d’avoir répondu présentes. Rendez-vous à la prochaine édition.







Il y a des journées qui marquent une ville sans bruit et sans fracas, simplement par la force du nombre et la solennité du propos. Le 7 novembre 2025, Cotonou en a vécu une. Ce jour-là, le Palais des Congrès n’a pas seulement accueilli un événement : il a accueilli un mouvement. Plus de 3 000 femmes, venues de 30 pays, se sont levées d’une seule voix pour porter un message que l’Afrique ne peut plus se permettre d’ignorer, celui de la paix, portée et défendue par ses filles.




Un thème qui parle à l’Afrique tout entière
La conférence portait un intitulé aussi précis qu’ambitieux : « Rôle et contribution de la femme africaine à la sauvegarde de la paix en périodes électorales dans les pays africains en général et celui du Bénin en particulier ».
Un thème choisi avec soin, dans un contexte où le continent traverse régulièrement des cycles électoraux sous tension. En posant la question du rôle des femmes comme actrices, et non simples témoins, de la stabilité politique, le Mouvement des Femmes de Paix d’Afrique (MFPA) a fait un choix clair : replacer la femme africaine au cœur des grands équilibres du continent.


















Ce qui frappe d’abord, en repensant à cette journée, c’est l’ampleur du rassemblement. Les grands amphithéâtres du Palais des Congrès, habituellement réservés aux sommets d’État, se sont remplis balcon après balcon, rangée après rangée, de femmes venues de tous les horizons du continent et au-delà. Pagnes traditionnels, tenues blanches immaculées, coiffes colorées : la diversité vestimentaire racontait à elle seule la diversité des origines réunies dans une même salle, pour une même cause.
Trente nationalités représentées en une seule journée, dans une même enceinte : peu d’événements civils au Bénin peuvent se targuer d’une telle densité internationale.












La conférence ne s’est pas contentée d’un discours entre convaincues. Elle a réuni, sur scène et dans le public, un aréopage de personnalités venues conférer au rassemblement son poids diplomatique et son sérieux institutionnel : autorités traditionnelles en tenue d’apparat, représentants religieux et militaires en uniforme, diplomates, et responsables d’organisations internationales.
Le tout sous le parrainage effectif du Mouvement Mondial de la Paix, dont la présence a rappelé que le MFPA n’agit pas en marge des instances internationales, mais bien en lien direct avec elles. Le Mouvement des Femmes de Paix d’Afrique porte en effet le Statut Consultatif Spécial auprès de l’ONU-ECOSOC (Code 677003) une reconnaissance qui pèse lourd dans la balance de sa légitimité, et qui explique en partie pourquoi une telle diversité de personnalités a répondu présent.
Recevoir 3 000 personnes sur une seule journée, gérer les flux, sécuriser les hautes personnalités, orchestrer les protocoles diplomatiques : ce sont des défis logistiques que peu d’événements associatifs peuvent relever sans accroc. Ce jour-là, tout s’est déroulé avec une fluidité qui n’est jamais le fruit du hasard, mais celui d’une ingénierie événementielle rigoureuse, pensée dans les moindres détails, du tapis rouge à la gestion de la scène.
C’est précisément cette maîtrise opérationnelle, déjà démontrée ce 7 novembre, qui a conforté le choix du Palais des Congrès de Cotonou comme site de référence pour les grands rendez-vous à venir portés par cette même alliance institutionnelle.












Plus qu’une conférence, une preuve
Au-delà du symbole, cette journée a valeur de démonstration. Elle prouve qu’il est possible, au Bénin, de mobiliser des milliers de participants venus de tout le continent et au-delà autour d’une cause de paix et de dignité féminine, avec le sérieux et la rigueur d’un événement d’État. Elle prouve aussi que Cotonou a la capacité d’accueil, l’infrastructure et désormais l’expérience pour devenir un carrefour continental de premier plan.
Le 7 novembre 2025 restera comme une date charnière : celle où le Palais des Congrès de Cotonou est devenu, l’espace d’une journée, la capitale africaine de la paix au féminin.







Un rassemblement organisé sous l’égide du Mouvement des Femmes de Paix d’Afrique (MFPA).

